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 Hitori~

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Hitori/Ritsu
Maîtresse Aqualière
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Nombre de messages : 1055
Age : 21
Date d'inscription : 15/06/2008

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Amour: .../:)
Pouvoirs: Contrôle du vent/Vitesse autant physique que mentale et grande agilité

MessageSujet: Hitori~   Dim 21 Nov - 18:03

[J'ai fini 8D]


Nom : Menella (je vous avait dit que je changement son nom de famille…c’est pa super mais bon…prononciation : Mènella et non mÉnÉlla xD) Un nom typiquement Italien venant de sa mère. Son père, lui, venait de Suisse. Habituellement, un enfant portait le nom du père. Ils avaient décidé qu’elle, puisque c’était une fille, allait garder le nom de sa mère.

Prénom : Hitori. C’est plutôt étrange vu ses origines que son nom soit japonais. En plus, sa signification est très peu flatteuse. Néanmoins, était-ce vraiment son nom? En possédait-elle un autre avant d'être prisonnière du noir et de la peur? Un nom qui aurait été expulsé de son corps comme tout ce sang et ces larmes? Un nom rejeté par son esprit, puis remplacé. Hitori. Seule.  

Surnom : (facultatif) À vous de voir…
Âge : Elle vient d’avoir 16 ans le 3 mai.
Histoire :  [l’autre messages]
Caractère : Comment vivre une vie normal après toute cette histoire? Comment sourire après toutes ces larmes? Aucune personne sur terre ne serait capable de retrouver sa joie de vivre et Hitori ne fait pas exception. Lors de son arrivé au pensionnat. Elle voulait revivre. Elle était prête à sourire si magnifiquement comme elle le faisait autrefois.  Elle ne voulait plus inquiéter les gens. De plus, elle pouvait enfin se montrer aux gens sans qu’ils la juge à cause de ses ailes.


Cependant, l’attitude enjouée de la jeune ange disparut peu à peu.  Certains événements qui se déroulaient dans l’enceinte du pensionnat lui rappelait son passé. D’autres lui rappelait sa famille.  Cela semble à présent impossible pour elle de sourire. Son regard est terne. Son teint est pâle. Elle ne dort pas assez, elle ne mange presque pas.  Elle passe la plupart de son temps à rôder ici et là. Fuyant tout ce qui lui rappelle ces moments.
Son âme devient glace alors qu'elle attend le soleil.
Pouvoir : (Trois au maximum)


Elle maîtrise du vent de façon étonnamment remarquable. Elle peut envoyer des tornades de vents plutôt fortes capables d’emprisonner 3 personnes à la fois. Elle peut aussi lancer des boules d’air plus ou moins grosses qui sont assez puissante pour faire trébucher un ours [WTF XD]. Pour finir, avec de la concentration et beaucoup de force et de volonté. Elle réussit à empêcher l’air de pénétrer dans les poumons d’une personne jusqu’à ce que celle-ci meure asphyxiée. Cependant elle n’utilise jamais la dernière technique car elle demande trop n’énergie.
Physique : Hitori est de taille moyenne et est très, presque trop mince. Ces cheveux et ces yeux sont de la couleur du ciel. Elle a de magnifiques ailes blanches comme les nuages dans le dos.  Elle est d’une beauté pur,  mais plutôt dramatique. Été comme hiver, on ne voit presque aucun cm de peau. Une année complète dans cette prison lui a laissé plusieurs souvenirs qu’elle préfère laisser cacher ses vêtements. Des cicatrices qui ne partiront jamais, des blessures horribles que personne ne voudraient voir. Elle en a plusieurs, plus atroce les unes que les autres.


Spoiler:
 


***
Preuve du règlement
Code : Big Bang *OOOOOOOOOOOO* *se jette sous un pont en chantant Hallelujah* I’m V.I.P so I fly *s’envole*

_________________


Spoiler:
 


Dernière édition par Hitori/Ritsu le Mar 14 Jan - 22:09, édité 5 fois
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Hitori/Ritsu
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MessageSujet: Re: Hitori~   Dim 21 Nov - 18:04

Hitoire:
***
«C’était une soirée d’automne, l’heure du souper pour la plupart des gens. Les familles discutaient autour d’un bon repas typiquement suisse. Un silence absolu régnait dehors. Les oiseaux étaient déjà partis. Ils avaient senti la période glaciale qui allait venir sous peu. La vie paisible fut troublée par un bruit. Un cri. Une jeune fille qui était sortie prendre l’air s’évanouit. Assommée. Cinq hommes la déposèrent dans le coffre d’une voiture. Cinq hommes qui n’avaient nullement de bonnes intentions. La route fut longue. Une vieille maison abandonnée dans une forêt. Une pièce obscure. Le noir de jais sans fin. Le temps passa. La peur fut rapidement remplacée par la douleur. Le Tic tac de l’horloge dans le couloir résonnait. Le sang tacha les ténèbres infinies. Les jours filèrent comme des secondes. Les hurlements de souffrance semblaient ne jamais arrêter. Les saisons ne cessaient de changer. Allait-elle finir par les supplier de la tuer?
Son aura l’avait mené en enfer. Ce pouvoir était devenu trop puissant…»
***


Cela devait bien faire un an qu’Hitori était là. Une année, peut-être même plus étant donné qu’elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit totalement sombre. Malgré les jours qui s’écoulaient à une vitesse alarmante, elle se demandait toujours ce qu’elle faisait là. Tout ce qu’elle avait vécu auparavant était perçu comme un doux rêve, sans douleur, sans cri et sans larme. Maintenant elle était sans doute en enfer, sans pouvoir manger à sa faim, sans pouvoir dormir comme bon lui semble, à souffrir pour tous ceux qui le mériteraient.  Ces gens qu’elle ne connaissait même pas l’avaient enlevé et mené dans cette sombre pièce qu’elle n’a quittée depuis. Tous les jours, la peur restait présente ainsi que l’envie de sentir à nouveau les doux rayons du soleil sur sa peau qui n’est qu’un drap blanchâtre parcouru de multiples cicatrices plus atroces les unes que les autres. La pauvre fille avait sans doute perdu toute sa beauté d’autrefois après tous les supplices qu’elle a endurés. On peut dire que pour cette fois, la signification de son prénom la décrivait. Seule, elle l’était à présent et peut-être qu’elle le restera jusqu’à sa mort qui paraissait si proche.

Son cœur fit un bond lorsqu’elle entendit le plancher craquer familièrement, annonçant la venue de ces terribles malfaiteurs. Encore une fois, elle fut envahie par une vague d’effroi et un flot de questions. Toujours les mêmes, qui demeurait depuis longtemps sans réponse: Qui étaient-ils? Pourquoi lui faire cela à elle? Est-ce aujourd’hui qu’ils la tueront? Vont-ils finir seulement par la tuer où ils prennent trop plaisir à la torturer? Va-t-elle sortir de cet endroit maudit un jour?

*Ils vont finir par me laisser, ils vont me libérer un jour!!*

Pensa encore une fois la martyre avant d’entendre la porte s’ouvrir, laissant filtrer une douce lueur, la seule lumière percevable dans cette pièce. Cette seule pensée, cette seule phrase, lui permettait de tenir le coup… Comment pouvait-elle une seule seconde songer que ces gens la délivreraient? Elle n’y aurait jamais réfléchi avant son enlèvement. Était-ce la souffrance et la frayeur qui lui avaient donné une sagesse nouvelle? C’était bien idiot de penser qu’ils allaient la laisser vivre après tout ce temps. Cependant, elle avait besoin de s’accrocher à quelque chose. C’était le brin d’espoir qu’il lui restait.

Le halo de lumière provenant de la porte permit d’entrevoir la silhouette d’un seul homme, puis il ricocha sur un objet métallique qui ne pouvait être qu’un couteau de cuisine. Devait-elle se sentir soulagée de voir qu’une personne alors qu’ils étaient cinq habituellement? En fait, le couteau de cuisine l’empêcha de songer à quoi que ce soit de positif. Sans un mot, il avança très lentement vers le recoin où l’adolescente se tenait habituellement étant sûr qu’elle ne bougerait pas, Elle avait tant de fois essayé de s’enfuir, sans succès. Le malfaiteur la saisit violemment par le bras en lui murmurant un avertissement tout en pressant l’arme sur sa gorge. La jeune fille ne put se défendre, non seulement à cause de l’arme qui la terrifiait, mais aussi, car ses forces, pour la première fois en un an, semblaient l’avoir véritablement abandonnées. Sa jambe vacillait sous son poids et elle dut faire tous les efforts possibles pour rester debout et non s’effondrer au sol.

À partir de là, tout se passa très vite, trop vite : l’homme abaissa l’objet tranchant et, après un léger rire,  le planta tout droit dans le ventre de sa souffre-douleur le plus profondément possible. Cette dernière porta la main, par réflexe, à sa blessure. Malgré le fait que Hitori soit habituée à la douleur, celle-ci était si intense qu’elle en eut le souffle coupé. Elle savait que ça arriverait, que ça devait se produire, mais elle ne voulait pas mourir. Peut-être avait-elle encore une chance de rester en vie. Le sang ruisselait entre ses doigts et bientôt, une marre de sang se forma le sol froid et dur. Tant de sang avait sali cette pièce depuis un an. Tombant à genou sous le regard victorieux de son assassin, la jeune fille luttait pour respirer avec le liquide écarlate que s’écoulait de sa bouche. L’arme toujours dans la plaie empêchait le sang de s’écouler librement et d’abréger les souffrances de la martyre en la guidant vers la mort plus rapidement.

Le criminel poussa un soupir exaspéré, alors qu’il avait habitude de rire de ces terribles instants, et il se baissa pour arriver à la hauteur de la blessée qui cherchait désespérément ses intentions. Peut-être allait-il la sauver au dernier instant comme il le faisait mainte fois. C’est ce qu’Hitori espérait alors que le malfaiteur saisit l’arme, mais au lieu de le retirer, il l’enfonça plus profondément dans la plaie et éleva la lame pour faire une terrible déchirure de nombril jusqu’au niveau du cœur. La mourante s’écroula au sol, sentant le couteau sortir de son corps pour de bon sans pour autant que la douleur cesse. Elle n’entendait plus rien si ce n’était que les battements faiblards de son cœur meurtri. Les yeux plongés dans ceux de l’homme, Hitori cherchait un infime remord, mais rien, les yeux marrons de l’homme étaient vide d’expression.

« Nous n’avons plus besoin de toi »

Dit-il, un sourire triomphant aux lèvres, comme s’il avait attendu ce moment toute sa vie. Comme s’il était finalement débarrassé de ce fardeau. Il avait finalement décidé de la tuer, son supplice qui avait duré plusieurs mois allait finalement cesser? Et pourtant, elle ne voulait toujours pas perdre la vie. Dégoutée, l’adolescente ferma les yeux, devant malgré elle se résigner à… mourir. Une pensée lui traversa l’esprit, dernier regret avant la mort et le vide éternel; était-ce de sa faute? Aurait-elle dû faire attention pour ne pas se faire enlever? Aurait-elle continué sa belle vie tranquille encore et encore?

Une larme roula sur sa joue et vint de plonger dans l’étendue de sang. Était-ce la fin? Allait-elle finir sa vie se noyant dans cette étendue écarlate? Quand les policiers vont la voir dans cet état. Une minute…allaient-ils seulement la retrouver? Surement pas, ils ont sans aucun doute perdu espoir après un an de rechercher. Peut-être même qu’ils ont abandonné il y a longtemps. Ils l’avaient peut-être condamné à cette fin horrible en arrêtant de la chercher…



Soudainement, Hitori se sentit aspirer dans le noir. Était-ce ça la mort? Peut-être que la force qui la tirait l’amenait au paradis…ou en enfer. Qu’était cette sensation de liberté si nouvelle? La disparue ouvrit les yeux et remarqua que l’homme avait disparu, tout comme le sang et l’arme, il n’y avait que néants. C’était comme si c’était la nuit, mais que les étoiles et la lune avaient disparu. Comme lorsque nos yeux sont fermés, mais que le pays des rêves est encore loin. Il n’y avait ni plancher, ni plafond, ni haut, ni bas; elle flottait dans un océan de jais. La douleur aussi s’était dissipée et le sang avait cessé de couler, comme si sa vie était en suspension. La jeune fille guettait le moindre signe de vie, la moindre lumière dans la pénombre, mais elle perdit vite espoir.

Alors qu’elle était sur le point d’être envahis pas la peur de demeurer prisonnière de cette noirceur infinie, Hitori aperçue, au loin, une infime lueur qui brillait d’un blanc éclatant telle une unique étoile dans un ciel d’ébène. L’adolescente la fixa encore et encore, absorbé par l’étrange puissance que s’en dégageait. Elle aurait voulu s’avancer vers elle, comme envoutée par la lumière, rappelant le temps où elle voyait le soleil tous les jours à travers la fenêtre de sa chambre. Le point lumineux se mit alors à grandir jusqu’à atteindre la taille d’un ballon de basketball.

Celle-ci semblait dévisagea Hitori un instant. Depuis quand une lumière regardait? Pourtant, la jeune fille se sentait examiner par ce soleil blanc. Il ne pouvait voir sans yeux, c’est impossible! Comment pouvait-elle alors se sentir dévisager ainsi? Au dirait qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, voir sa vie et tout ce qu’elle avait enduré jusque-là. C’était trop effrayant à imaginer. Non cette lueur ne pouvait pas la voir! C’était impossible!! La disparue essaya de reculer, elle se tourna vers le noir. Peut-être il y avait-il une issue. Cette chose brillante voulait peut-être la mener vers l’enfer.

« N’ai pas peur, je ne te ferais aucun mal »

Cette voix, qui avait interrompu les sombres pensées de l’adolescente, était emplie qu’une telle bonté, cela faisait si longtemps qu’Hitori avait entendu quelqu’un parlé ainsi. Une voix chaleureuse et douce comme celle d’une mère chantant une chanson à son enfant. Son cœur fit un bond, même après ce temps dans un endroit semblable à un cauchemar, il y avait encore quelqu’un pour lui parler ainsi. Y a-t-il vraiment encore des gens avec de bonnes intentions? Cela semblait absurde pour la blessée, c’est idiot… mais peut-être vrai. Cependant, le plus ahurissant dans tout cela était que la voix résonnait à l’intérieur de sa tête, comme si la sphère lumineuse communiquait avec elle par télépathie. La jeune fille ne voulait plus fuir à présent, elle voulait rester et entendre à nouveau une voix aussi rassurante.

« Jeune fille, tu ne peux mourir maintenant, car ni l’enfer ni le paradis ne pourront t’accueillir… »

L’interpellé se retournant vers l’éclat avec des yeux ronds. Ne pas pouvoir mourir? Qu’avait-elle fait pour mériter ça? Était-ce, car elle avait trop tardé à mourir…il était trop tard à présent? Dans le silence, la culpabilité était presque palpable. Où allait une personne qui ne pouvait aller ni dans le bien ni dans le mal? Elle s’empressa de poser la question, mais lorsqu’elle ouvrit la bouche, aucun mot n’en sortit. Le silence restait absolu. La seule façon de communiquer…c’était par transmission de pensée? Alors comment pourrait-elle savoir en quoi la mort n’était pas maintenant? La réponse ne tarda pas à arriver…

« Cœur pur mérite joie éternelle, âme blessée mérite soin… sache jeune Hitori que ces hommes ont tellement détruit ce que tu étais, que ton cœur, si fort et si beau auparavant, est en miette. Tu pourrais accéder au paradis si tu en as envie, mais apprends que l’âme entrant au paradis, jamais ne changera. Tu resteras blessée durant l’éternité, souffrante à l’infini, sans aucune fin ni instant de répits. C’est pour cela que je t’offre le choix, tu seras la première personne à bénéficier d’un tel privilège. Tu peux retourner sur terre, à la recherche de personnes susceptibles de t’aider, de te guérir, de réparer ton âme brisée… »

La voix se tue en remarquant que l’adolescente n’écoutait plus, trop étonnée par cette annonce. Elle qui s’était toujours considérée comme étant une fille normale, voilà qu’on lui donnait le choix entre le paradis et le retour sur terre. C’était plus qu’insensé! Hitori dut fermer les yeux un instant pour se remettre les idées en place. Pour se concentrer sur ce que l’étrange lueur voulait ajouter à cela. Cependant, un tas de questions envahissait son esprit. Comment faire le vide dans ces cas si spéciaux? Il fallut quelques minutes pour que l’ambiance désirée soit établis. La sphère de lumière avait attendu patiemment sans démontrer le moindre signe d’exaspération avant de poursuivre de sa voix chaude.

«Si on retour sur terre est désiré, mon aide te sera apportée. Ma protection te guidera»

La voix cessa de parler de nouveau, mais on voyait qu’elle n’avait pas tout à fait fini. Elle tenait à ce que la jeune martyre comprenne ce qui se passe, qu’elle avait une faveur considérable. Cette dernière ne savait quoi penser, elle aurait tant voulu pouvoir parler, pour ainsi poser des questions qui l’éclairaient davantage. Elle devait répondre à si oui ou non elle allait retourner sur terre, mais comment être sûre que la solution serait la bonne? Comment ne pas se tromper?

Hitori se figea pour se concentrer davantage. L’étrange absence de gravité fit en sorte qu’elle put rester debout ce qu’elle faisait très rarement puisque sa jambe droite est en état lamentable. Elle remmenant ces mains ensemble et les plaça contre son cœur, sa mère lui avait toujours dit de penser avec son cœur. Il ne battait plus, depuis qu’elle avait franchi la barrière du temps. Pourtant, l’amour est présent, l’amour qu’elle portait à ses amis, à sa famille. D’ailleurs, peut-être que si elle retournait sur terre, elle aurait la chance de les revoir.

Cette pensée, si simple, rendit la réponse évidente. C’était pour eux qu’elle était restée forte tout ce temps. Vouloir éviter la mort pour à nouveau les avoir près d’elle. Recommencer la vie comme si cet incident ne c’était jamais passé. C’est avec eux qu’elle pourra se relever après cette descente aux enfers. Il fallait qu’elle les revoie, tous ceux qui avaient été près d’elle dans le passé.

«À ce que je perçois, ta décision est prise»

Déclara la voix de sa voix aussi chaude que le soleil. Brusquement, l’éclat lumineux se mit à grandir, éclairant peu à peu les ténèbres ainsi que la blessée qui dû se couvrir les yeux à l’aide de son bras couvert de sang tant la lumière était vive. Même fixer le soleil à son zénith devait être moins pénible pour les yeux de la disparue, déjà qu’elle avait perdu l’habitude et voir si clairement.

La lumière prit de l’expansion jusqu’à ce que la plus petite particule de noirceur soit complètement disparue. Hitori rabaissa le bras et fut ébloui par la beauté des lieux. Même le plus beau paysage sur terre aurait été moins éblouissant. Elle était dans un cocon de lumière plus blanc et plus pur que tous ce qu’elle avait vus à présent. La voix résonna soudainement dans sa tête, elle semblait avoir perdu ces intonations chaleureuses, laissant place à un ton très sérieux et  plutôt grave.

«À présent, tu te devras d’errer dans ce monde à la recherche de soin. Ton corps sera lavé de toutes ces impuretés et transformé pour honorer ton passage à travers la lumière. Tu seras libre comme l’air que tu domineras puisque toutes attaches s’envoleront te laissant seule avec ta mission…»

Cette dernière phrase fit frissonner la disparue. Elle ne voulait plus être seule. Elle se mit à avoir peur, peur de retourner dans ce terrible endroit, la douleur allait-elle revenir? Pourrait-elle s’échapper? Cette protection serait-elle assez puissante pour qu’elle parte? Il était trop tard pour reculer. Un simple souvenir de sa famille permit d’effacer la crainte et du doute. Hitori anticipait déjà les retrouvailles et un faible sourire se dessina sur ses lèvres sèches.

«…ton passage ici sera oublié dès ton retour sur terre. Bonne chance.»

C’est ainsi que la sphère d’argent termina son discours. La martyre n’avait pas tout écouté puisqu’elle s’était perdue dans ces pensées. Elle avait raté le plus important, elle ignorait que, jadis, un pouvoir de séduction germait en elle et c’est à ces 14 ans qu’il avait l’ampleur maximale. C’est pour ça que ces hommes l’avaient enlevé et ne l’avait pas tué jusqu’a ce que son pouvoir chute avec le sang et les larmes. Et surtout, elle ignorait que dès qu’elle sera guérit, elle sera à nouveau guider vers la mort. Son retour sur terre était pour une durée limitée, mais peu importe puisqu’elle allait l’oublier de toute façon.  

La douce chaleur de la lumière paraissait encore plus intense. Le cœur de l’adolescente se mit à battre plus vite et elle se crispa et ferma les yeux alors qu’une douleur aiguë s’emparait d’elle peu à peu. Ce n’était pas comme celle qu’elle avait l’habitude d’endurer. Quelque chose de trop puissant était en train de s’introduire en elle. Une force nouvelle qui allait l’aider à s’enfuir et à continuer sa vie. La disparue fut parcouru qu’un frisson alors que sa colonne vertébrale semblait sortit de sur dos. S’il y avait un sol sous ses pieds endoloris, elle se saurait effondrée. Son corps déjà si faible allait-il tolérer une telle transmission d’énergie. Elle ouvrit la bouche pour pousser un cri, mais le silence resta absolu.

Les secondes passaient et semblaient être des heures puisque la douleur ne cessait d’accroître. L’éclat se resserra autour de la jeune fille comme une combinaison aveuglante de pureté. Jamais l’adolescent n’avait senti quelque chose de similaire auparavant. Son cerveau semblait paralysé sous  l’effet de se fluide qui se déversait tranquillement dans son corps. Le souffle court, elle essayait de ne perdre conscience ce qui était  si difficile. Ce calvaire allait-il prendre fin? Tout ce qu’elle pouvait faire c’était de songer à sa famille et à son retour. Ainsi, elle put se détendre un peu plus et attendre. Attendre que la lumière se dissipe, emportant avec elle cette terrible sensation de brûlure.

Ceci arriva, après une dizaine de minutes, Hitori commença à se sentir plutôt bien. Son cœur se calma et sa respiration redevint normale. Cependant, elle avait encore l’impression d’être imprégnée d’une substance chaude et résistante. De plus, elle sentait quelque chose de bien étrange dans son dos, mais elle ne pouvait voir puisque la lueur était disparue. Les ténèbres étaient de retour.

Comment bouger sans sol? Comment fuir sans pouvoir bouger? Comment survivre sans pouvoir fuir dans cette noirceur infinie? Elle voulait partir. Trouver une sortie. Mais comment alors qu’on ne sait même pas où on est? La peur se lisait sur le visage de la jeune fille, mais elle fut rapidement remplacé par la surprise alors qu’on courrait glacial s’emparant d’elle l’entrainant dans une chute sans fin. Tomber? Et atterrir où exactement? Privée de ses moyens, la disparue ne put que fermer les yeux et espérer. Prier pour que tout cela s’arrête. Elle se sentit plonger dans la mer glaciale des ténèbres.  Elle aurait tant voulu crier, ou au moins pouvoir bouger, mais rien…



L’air se remit brusquement à circuler dans les poumons de la martyre. Son cœur se remit à battre doucement, pris il accéléra peu à peu. Que se passait-il? Elle était donc en vie? Le fait de se sentir à nouveau coucher sur le sol prouvait qu’elle était encore là. Pourtant, l’absence de douleur la fit douter. Cette dernière ouvrit lentement les yeux, l’homme était toujours près d’elle et la regardait. Pourtant, son expression qui était tantôt réjouie était devenue effrayée. De quoi avait-il peur? Était-ce de voir la jeune fille vivante après cette blessure mortelle qui l’étonnait autant? Elle aussi se demandait pourquoi elle était encore présente dans ce monde. Elle avait oublié ce qui venait de se passer. Pourtant, elle ressentait encore cette terrible douleur dans son dos…

La première chose que la martyre fit, c’est observer l’état de sa blessure. La douleur avait étrangement disparu depuis son réveil. Ce qu’elle vit la cloua sur place; la blessure était remplacée par une immense cicatrice. C’était guéri! Comment cela avait-t-il pu se produire? C’était complètement impossible! Elle était sensée être morte depuis quelques minutes déjà! Peut-être était-elle déjà en enfer… Non! Quelque chose souffla à l’adolescente qu’elle était toujours sur terre. L’air entrant et sortant de ses poumons lui prouvait bien que ce n’était pas la fin. Son cœur battant rapidement expliquait bien qu’elle était toujours là.
Sa vie n’était pas encore finie.

Doucement, en tremblant de tous ces membres, Hitori essaya de se relever. S’appuyant de toutes ces forces contre le mur glacial. Cela fessait longtemps qu’elle n’avait pas essayé, elle avait déjà oublié la sensation de marcher librement. Cela lui manquait. Cependant, elle mit un peu trop de poids sur sa jambe droite. La douleur fut alors insupportable et elle perdit pied. La revoilà à nouveau au sol, dans le sang et la moisissure. Un nuage de poussière se forma alors et salit la martyre davantage.  La saleté pénétra dans sa bouche et son nez,  elle dut tousser bruyamment pour parvenir à respirer correctement. Hitori se tourna ensuite vers le malfaiteur, qui avait fait un pas en arrière en la voyant tombé. Quelques minutes auparavant, il aurait sans doute ri de bon cœur. Pourquoi avait-il ce regard? La peur se lisait sur son visage. Elle n’avait pourtant que rouvert les yeux quelques secondes après qu’elle les ait fermés. Il est vrai que sa plaie s’est refermée, mais il n’y a pas de quoi avoir peur, non?
Pour une fois que ce  n’était pas elle qui avait peur. Elle n’avait pas peur.

Son cœur battait l’en empêchait. Son cœur et cette étrange douleur dans son dos.
Le regarde de l’homme se durcit, il prenait le dessus sur sa peur. Il serra les poings dangereusement alors qu’il dit qui avança d’un pas. Sa crainte se transformait en force, l’incompréhension se transformait colère. Elle n’était plus rien, elle n’avait plus rien d’attirant. Il n’y avait plus rien à faire avec elle. C’était fini elle n’était plus rien. Elle devait mourir. Elle devait être morte. Il voulait la tuer, il voulait la voir morte. Pourquoi était-elle toujours en vie? Ce n’est pas normal! Elle devait être morte! MORTE!

À présent, il était tout près de la jeune fille et d’un geste brusque, il la saisit part le bras. Il n’avait plus d’arme, peu importe. Il se débarrasserait d’elle  sans rien, juste avec ses mains. Elle n’allait pas survivre cette fois, c’était fini. Il la plaqua contre le mur avec violence. Cette dernière sentit le sang couler le long de son dos, une partie du mur inégale l’avait blessée au niveau de la tête. Dans un léger couinement de douleur, la disparue perçut les grandes mains de l’homme saisirent sa gorge avec la ferme intention de l’étrangler. L’air se pouvait plus s’introduire dans ses poumons. Elle ne pouvait plus respirer.

L’adolescente commença à se débattre, à frapper l’homme qui ne bougeait d’un poil. Il resta là, à resserrer le cou frêle de sa poupée, de son jouet. Celle-ci sentait les forces l’abandonner, sentait l’air lui manquer. Ses coups devinrent moins vigoureux, ses mouvements plus lents. Elle ne pouvait pas se permettre de mourir, pas une autre fois. Cependant, elle ne pouvait plus bouger et il n’était pas décidé à la relâcher en vie. La douleur éteint intense, comme si un feu brûlant se propageait dans ces poumons qui ne pouvait recevoir l’oxygène nécessaire pour noyer la chaleur. La flamme mortellement douloureuse se propagea dans son corps à une vitesse folle. Jusqu’à-ce que sa tête fut à son tour pris de se frisson bouillant.

Une lumière fit son apparition dans son esprit. Un point blanc sur un tableau noir. Quelque chose s’imposa à elle sans même qu’elle y  réfléchisse. Des images défilaient dans son esprit. Accompagnées de paroles et de divers sons. La guidant étrangement. L’adolescente cessa de se débattre, ses mains tremblantes toujours agrippées au manteau de l’homme. Elle ouvrit la bouche, mais ce n’était pas elle qui parla. C’était cette lumière dans sa tête. Cette étoile.

«Ô peuple des cieux, vous qui nous voyez d’en haut. Permettez-moi d’utiliser votre force, puissante et respectable jusqu’à ce que la mort nous réunisse. Puisse vos rafales destructrices m’envelopper et me guider vers la lumière étincelante de votre soleil. Souffle du Ciel!»

Plus la voix se manifestait, plus la force semblait lui revenir. Malgré les mains toujours planqués à sa gorge, elle percevait la moindre particule d’oxygène dans son corps. Elle se sentait respirer sans utiliser ses poumons. Une force était en elle, une force venant des cieux. À la fin de ces paroles, l’air dans l’étendu de son corps semblait de regrouper aux bouts de ses doigts. Sortit de son corps par ces extrémités. La pièce devint alors glaciale, la chaleur s’était volatilisée rapidement laissant place à une température presque hivernale. Hitori avait l’impression de perdre tous ce qui la maintenait en vie, tout glissait doucement le long de ses doigts.

Les douces brises se regroupèrent pour former une immense rafale qui s’empara alors de l’homme en quelque secondes. La pièce fut alors éclairée par des milliers de flocons de lumière. Un bruit du tonnerre résonna dans toute la pièce alors que celui-ci poussa un cri affolé. Sa tête heurta le sol dans un fracas assourdissant et le sang se répandit de nouveau sur le sol glacé. L’éclat disparu aussitôt pour replonger la pièce dans l’obscurité totale. Le souffle se rapprocha de l’adolescente, se regroupant autour d’elle comme pour la protéger. Cette dernière était tombée au sol à la suite de l’agresseur, elle se sentait vidé de toutes puissances. Ce qui venait de se produire l’avait affaibli à un point que son cœur battait à peine. Que chaque mouvement qu’elle faisait lui demandait un maximum d’effort. L’air pénétrait dans ses poumons, la douleur était si aiguë, mais elle ne pouvait même pas pousser un cri. Elle ne pouvait même pas garder les yeux ouverts.
Pourtant, elle ne pouvait s’évanouir car une multitude de frissons secouaient son corps meurtri. Cela ce pouvait-il? Elle était libre? Sa tête ne pouvait même plus envisager cette possibilité. Qu’après tout ce temps, il n’y avait plus de danger. Qu’après tous ces cris, elle pouvait fuir.

Il lui fallut plusieurs minutes pour que tout se replace, pour qu’elle puisse réellement comprendre ce qui venait de se passer. Alors, un bouffé d’adrénaline s’empara d’elle. Se propageant dans son corps comme un courant électrique. Elle ne voulait plus rester là, elle voulait fuir pour de bon. Sans même réagir à la douleur, la disparue se leva debout en s’agrippant au mur, tachant ses mains de sang. Sans même hésiter, elle s’élança vers l’extérieur de la pièce d’un pas décidé malgré qu’elle ne puisse marcher droit. Elle traversa maladroitement le couloir sombre et se tenant à chacun des murs. Son cœur battait de plus en plus vite à mesure qu’elle voyait la lumière  autour d’elle. Accélérant le pas, elle trébucha plusieurs fois au sol, mais elle ne pouvait arrêter. Elle ne ressentait plus rien sauf cette envie de sortir, de fuir. Hitori n’hésita pas une seconde en voyant l’immense escalier qui se dressait à elle. Elle le descendit un peu trop rapidement, trop pressée pour faire attention. La deuxième marche se cassa sous son poids et elle déboula le reste de l’escalier. Cependant, elle était incapable de s’arrêter, elle ne sentait même pas la douleur. Elle n’était rien comparée à cette hâte de voir le monde. De voir l’extérieur de cette maison.

La martyr ne resta pas longtemps coucher au sol, elle refoula le mal en serra les dents et elle se releva. Elle continua d’avancer en se tenant contre les murs, tombant quelques fois. Il était impossible de savoir si elle marchait, courrait ou rampait.  Finalement, elle arriva devant l’immense porte qui marquant la fin de son supplice. On aurait dit un passage vers un monde meilleur, une délivrance de cette prison. Pourtant, elle semblait être impossible à franchir. Ses mains saisir la poignée avec une soudaine hésitation. Qu’aurait-il derrière cette porte? Elle ferma les yeux un instant en puissant le courage nécessaire pour voir ce qui l’attend. Les rafales l’entouraient encore comme pour l’encourager. Toujours les yeux fermés, elle tourna la poignée et appuya de toutes ses forces sur la porte. Celle-ci céda difficilement, mais elle finit par s’ouvrir après plusieurs efforts venant de la jeune fille. Ce qu’elle vit ensuite l’étonna tant qu’elle perdit pied et tomba au sol. La lumière du soleil était si éclatante, si chaude. Elle avait presque  oublié la chaleur bienfaisante qui ce dégageait de cet astre. Elle avait presque oublié la profondeur du ciel bleu. Elle avait presque oublié la vie, avant toute cette histoire.

Il était si bon d’être là, elle était si bien à présent. Elle en oublia tout, tut ce qui venait de se produire. Elle repensait à ses parents qui l’attendaient sans doute. Elle avait les revoir. Malgré le bois qui se dressait à elle, elle n’avait point peur. Elle ne se sentait pas perdue, au contraire elle semblait avoir retrouvé  tant de chose. Son cœur s’emballa et elle partit à la course, aucune douleur ne l’empêcherait de courir, elle se sentait libre. Elle suivi les trace laissées par les pneus du véhicules de ses malfaiteurs pendant quelques temps. Elle se sentait si bien.

Alors, à cet instant précis, elle ressentit une terrible douleur dans son dos.
Elle sentit ses pieds quitter le sol.

***
«Ce n’était pas la fin des problèmes. Le paradis n’était pas atteint. Ceux qui l’aideraient n’étaient pas ses parents. Ils ne l’ont pas reconnus, elle avait changé, elle n’était plus la même. Ils l’ont laissé là. Ils l’ont renié. Elle était encore seule. Elle était encore aux enfers. Elle dût rester longtemps à se cacher. Elle était un monstre à présent, elle n’était pas que qu’elle fut jadis. Les mois passèrent, elle dut songer à un abri pour l’hiver.
La solution était affichée sur un mur sale. Sur une affiche invisible aux yeux des autres. Un pensionnat était là, tout près. Il pourra l’accueillir…jusqu’à ce qu’elle soit guérit. Jusqu’à ce qu’une âme pure la soigne.»
***

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Dernière édition par Hitori/Ritsu le Mar 14 Jan - 8:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Hitori~   Dim 21 Nov - 18:54

C'est....
du grand art.

Validé évidemment!

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MessageSujet: Re: Hitori~   Mar 26 Fév - 20:28

Bienvenue 8DDDDD Prez' toute géniale! Pauvre ours O:

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